chemin palmiersEn route vers Banzo

La journée du 15 août 2016, pour la communauté du noviciat de Bobo Dioulasso, s’annonce belle et longue. Tout d’abord, on doit se lever plus tôt que d’habitude et prendre la route avant le lever du soleil. Ce qui ne manque pas, au cours du chemin pas encore goudronné, c’est le choix des trous ! Après deux heures du voyage, bien secouées, nous voilà arrivées à Banzo, lieu où cette année va se dérouler la fête de l’Assomption qui est aussi célébrée dans notre diocèse comme la fête de l’Association des Femmes Catholiques du Diocèse (LAFCD). Nous sommes chaleureusement accueillies par le curé de la paroisse Notre Dame des Vallées, l’abbé André Baro qui nous a impressionnées par sa simplicité et son ouverture.

Iwona CholewinskaSous un arbre, les premières Sœurs Blanches à Banzo

Après l’échange des salutations il nous raconte un peu l’histoire de la paroisse où les Sœurs Blanches sont bien inscrites dedans. « Vous voyez la petite maisonnette au-dessous de l’arbre là- bas » nous dit-il en la pointant avec son doigt – « A présent c’est mon bureau mais c’est une de vos sœurs qui l’a construite pour passer la nuit quand elle se déplaçait de Bobo jusqu’ici pour donner la catéchèse et pour instruire les femmes du village. Elle venait en moto et restait ici quelques jours et les routes n’étaient pas en son temps si bonnes qu’aujourd’hui » ça alors ! Chapeau sœur Gertrude et les autres pionnières !


Maman Marie Ouagadougou« Maman Marie » célébrée dans la joie !

On aimerait bien lui poser plus de questions mais il est déjà l’heure de la messe qui sera célébrée en plein air, sous les tentes et présidée par l’archevêque du diocèse de Bobo- Dioulasso, Mgr Paul Ouedraogo. Nous prenons place et avec toute une foule, surtout les femmes venues de différentes paroisses du diocèse. Nous rendons grâce pour « Maman Marie » et pour sa disponibilité totale à la volonté de Dieu. Il y a la joie, il y a la prière, on chante, on danse sans se soucier du temps qui passe... Les femmes toutes belles et toutes fières d’avoir une patronne comme Marie manifestent leur grand enthousiasme et nous nous réjouissons pleinement avec elles, « femmes parmi les femmes » ...

Après avoir partagé la table eucharistique nous passons encore à une autre table pour partager un très bon repas fraternel. Le temps avance sans notre vouloir et nous sommes obligées de reprendre notre route trouée. Pendent ce trajet Banzo-Bobo-Dioulasso il me vient la pensée que l’histoire du Burkina est marquée par les traces de présence des Sœurs Missionnaires de Notre Dame d’Afrique d’autrefois et nous avions la chance d’y mettre nos pas aujourd’hui pour un court moment qui demain fera partie de notre histoire...

Iwona Cholewinska

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