sr Anne MellerioMerci pour ma longue vie !

Je veux tout d’abord remercier le Seigneur de m’avoir donné une si longue vie avec une bonne santé ; de plus il m’a fait naître dans une famille bien chrétienne. Mon père avait une foi profonde, une grande obéissance au pape et un grand amour pour l’Afrique. Il est mort dans sa 100ème année. De maman, j’ai reçu le goût de la prière, elle présidait tous les soirs à la prière familiale, elle était aussi très dévouée ; mes frères et sœurs, nous nous entendions tous très bien, nous étions pourtant 9 enfants !

Le choix de vie :

Le moment du choix de vie, ce fut un moment très dur car je connaissais un jeune homme, nous nous estimions l’un l’autre énormément mais je savais que Dieu m’appelait ! Avec la prière et l’aide de Dieu, j’ai fait le bon choix que je n’ai jamais regretté. Aussi j’ai coupé court rapidement. Avant de rentrer en religion, j’ai voulu faire mes études d’infirmière et d’assistante sociale pour, qu’une fois religieuse, je puisse partir aussitôt en Afrique.

Eucharistie

Missionnaire au Mali et au Burkina Faso :

Le surlendemain de ma profession religieuse j’étais déjà en Afrique, à Bamako, au Mali, pour soigner les lépreux ; c’est exactement le poste que je désirais. C’était à l’Institut Marchoux, Centre de recherche pour médicaments et où étaient soignés une centaine de malades. Puis ce fut l’hôpital de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso, à plusieurs reprises, ainsi qu’à Koupela dans un grand dispensaire de brousse.

En 1972, le Mali et le Burkina Faso avaient déjà leurs écoles d’infirmières et leur faculté de médecine. La place d’infirmier revenait donc aux Africains. Pour faire une avancée dans le domaine de la santé, j’ai suivi avec un Africain de Bobo, à Renne, les cours de médecine préventive. Pendant 10 ans, j’ai donné des cours aux élèves des écoles primaires et secondaires et autres, pour leur apprendre à avoir une vie saine.

En France :

Brusquement j’ai été rappelée en France pour soigner les sœurs malades revenues d’Afrique. Ce fut un choc, il fallait obéir ! Moi, faire le deuil de ma vie missionnaire en Afrique ! Est-ce possible ! Rentrée en France définitivement, j’ai demandé à faire une retraite de 30 jours, en silence, accompagnée d’un Père jésuite. Ainsi Dieu a pu parler à mon cœur.

Me voilà en France, j’ai soigné encore pendant 15 ans les sœurs malades, puis libre de mon temps, j’ai visité les personnes âgées.

 soeurs Anne Mellerio et Vickness MuleyaLe Renouveau Charismatique :

J’ai toujours aimé prier, aussi ai-je été fidèle aux prières que ma Congrégation nous proposait. J’ai beaucoup été aidée par le Renouveau Charismatique que j’ai connu dès 1971 en France et en Afrique. Il m’a aidé à prier tout spécialement l’Esprit Saint qui nous aide à parler intimement au Seigneur.

Naturellement, ayant du temps libre, je prends un bon temps pour prier, pour approfondir ma foi. Dans l’Evangile du figuier que nous avons lu, le Seigneur ne dit-il pas : « En vérité, je vous le dis, si vous aviez une foi qui n’hésite point, non seulement vous diriez à ce figuier de devenir sec - il le ferait – mais même si vous dites à cette montagne : Soulève-toi et jette-toi dans la mer, cela se fera aussi ». La demande au Seigneur dans une grande foi est toujours exaucée.

J'ai beaucoup aimé l'Afrique et les Africains :

J’ai beaucoup aimé mon temps en Afrique. J’aime les Africains surtout ceux qui vivent encore en brousse, joyeux, religieux. Ils vivent dans le présent, le présent de Dieu, ils ne sont pas stressés. En Europe, ne vivons-nous pas trop, dans le futur ? Et nous nous inquiétons.

Confiance !

Vivons dans une grande espérance, une grande confiance.
Confions notre futur au Seigneur puisqu’il est plein de miséricorde, de tendresse et d’amour.
Nous serons ainsi dans la Paix et moins inquiets.

Soeur Anne Mellerio,
Soeur Missionnaire de Notre Dame d'Afrique
, Paris

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